Nombreux sont les internautes qui se voyaient déjà Stan Smith aux pieds (le regard froid) en ce week end pascal. Et pour cause : un code promo de 60 euros sans minimum d’achat valable sur le site d’Adidas a fuité quelque part sur les Internets dans la nuit du samedi 4 avril. Une aubaine qui aurait généré plus de 200 000 commandes en seulement quelques heures.
Des commandes logiquement annulées par Adidas par la suite. Pourquoi logiquement ? Parce qu’une remise aussi importante renvoie à la notion de prix dérisoire, selon une jurisprudence de 2002.
Un « AdidasGate », vraiment ?
A en croire les médias -spécialisés ou non- qui relaient l’information depuis ce week end, le pire serait à craindre sur les réseaux sociaux où l’internaute mécontent a l’habitude de se répandre. Cette erreur suivie d’annulations massives devrait (ou aurait dû) provoquer un phénomène de « bad buzz » : un flot de réactions négatives de clients et un impact tout aussi négatif sur l’image de la marque. Mais est-ce vraiment le cas ?
Les internautes entre humour et déception sur les réseaux sociaux et les forums
La révélation du code promo a bien évidemment remué les foules samedi soir. Les plus sages ont juste essayé de s’offrir la paire de sneakers de leurs rêves à un prix incroyablement bas, tandis que les plus audacieux ont tenté de réaliser plusieurs commandes (après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on peut acheter des claquettes de piscine et des maillots de foot à des tarifs plus que préférentiels). L’affaire était même plutôt drôle à suivre sur le moment.
Hier, le code promo Adidas au bout de la 5ème commande c’était plus marrant, j’avais l’impression de jouer aux Sims avec motherlode
— Raphaël (@Raphael_Alt) 5 Avril 2015
J’ai fait 7 commandes avec le code promo adidas, je me sens trop chaud, tel le plus grand des malfrats. — Yogolo (@Yela_nola) 5 Avril 2015
@SeriousCharly, un twitto suivi par une importante communauté foot, fait partie de ces internautes qui ont essayé de commander en étant bien conscient de la future annulation : « C’était évident ouais, mais c’était sans risque et même si la proba était infime ça valait le coup de tenter. Puis on a bien rigolé quand même. »
Sur Twitter, une simple recherche « adidas » ou « adidas code promo » vous le confirmera : l’internaute est déçu, mais n’était pas dupe. Même chose sur le forum de jeuxvideo.com, où les membres parlent de naïveté. Pas de quoi craindre une crise de réputation pour Adidas. Le seul réseau social grand public qui semble être la cible d’une poignée d’attaques virulentes, c’est Facebook. Accusations d’arnaque, de vol, ou de pratiques illégales… seulement quelques clients sont venus se plaindre sur la page de la marque :

Côté Adidas : le silence
La marque aux trois bandes n’a pas communiqué au sujet de ce « bad bug » pour le moment, en dehors du mail d’annulation de commandes envoyé aux clients. Les posts les plus récents sur la page Facebook et le compte Twitter sont des publications institutionnelles, destinées à promouvoir la marque par le biais de ses égéries. Rien au sujet des commandes passées sur le site. Visiblement, Adidas a choisi la solution du silence, bien consciente que le buzz, bad ou pas, finirait par retomber tout seul avec le temps.
Apprendre à relativiser
Pourquoi vouloir chercher le « bad buzz » à tout prix lorsqu’une marque fait une erreur ou est victime d’un problème technique ? L’expression peut faire peur, et doit être utilisée à bon escient, pour désigner une véritable crise de réputation lorsque c’est nécessaire. Analyser les réactions des clients et leur visibilité doit permettre d’identifier le niveau de toxicité d’un événement, et de réfléchir à des actions en conséquence. Ici, celui qui génère le « bad buzz » n’est pas celui qu’on pense.
Sources :
Presse-Citron
TF1.fr
Page Facebook Adidas
Compte Twitter Adidas



















Une page Facebook et trois comptes Twitter au nom de l’ancien présentateur du Juste Prix ont été signalés au Parquet. Censés être parodiques, ces comptes n’en faisaient visiblement pas mention. Des tweets agressifs et violents ont été recensés, pouvant nuire « à son image et éventuellement à la poursuite de sa carrière » d’après l’avocat de Philippe Risoli. Une mésaventure qui peut arriver à n’importe quelle personne connue, ou marque. L’usurpation d’identité, même numérique, est une pratique punie par le Code Pénal (article 226-4-1) et passible d’une amende de 15000 euros et d’une peine maximale d’un an de prison. Il est néanmoins possible de s’en prémunir, en s’assurant de posséder des comptes officiels sur les réseaux sociaux.
A l’occasion du carnaval, l’enseigne de prêt-à-porter Kiabi a mis en ligne sur son site des déguisements « zoulous », accompagnés de photos où les mannequins sont maquillés en noir. Les internautes n’ont pas tardé à réagir en masse sur les réseaux sociaux en pointant du doigt l’aspect raciste de la fiche produit. Consciente des conséquences nocives que celle-ci a pu avoir sur sa réputation, la marque a réagi rapidement en présentant ses excuses et en retirant le produit du site Internet. Véritable maladresse de l’enseigne, ou victoire de la bien pensance des internautes ?