Droit à l’oubli : les premières désindexations sont en cours

Publié par Benjamin Rosoor  /   juillet 03, 2014  /   Posté Actu  /   1 commentaire

Un mois après la mise en place du formulaire de droit à l’oubli par Google à la suite de l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne, le moteur de recherche passe à l’action. En effet, plusieurs éditeurs viennent d’être prévenus de la désindexation de certains articles de leurs sites. C’est-à-dire qu’ils sont bien évidemment encore présents mais qu’ils ne sont plus indexés par Google sous certaines requêtes, essentiellement des identités d’individus qui ont demandé le retrait du contenu. Ainsi NextInpact diffuse un avis reçu via l’interface Webmaster Tools de Google. L’éditeur est très surpris et s’étonne du fait que la décision de désindexation ne vienne que du seul moteur mais finalement, n’est-il pas maître chez lui ? Il a le droit de ne pas risquer une forte amende pour ne pas avoir tenu compte de la décision européenne.  Ce n’est pas un service public ! Il existe d’autres moteurs (C’est le moment d’adopter DuckDuckGo).

On découvre aussi en bas de page de recherche une nouvelle mention :

Certains résultats peuvent avoir été supprimés conformément à la loi européenne sur la protection des données. En savoir plus

Pour certains sites de presse, cela serait un risque d’effet Streisand.  Les journaux en ligne semblent se féliciter de ce retournement de situation.

On pourra toutefois noter que ces mentions juridiques existent depuis longtemps, notamment dans la gestion des droits d’auteurs dans la musique. Essayez de chercher une version pirate d’un tube du moment, vous verrez sans doute un texte renvoyant à une décision de justice sur la page de résultats.

Enfin, sur le fond, peut-être que si la presse en ligne acceptait d’écouter un peu plus les requêtes des internautes en supprimant des articles litigieux ou qui portent atteinte à l’image d’un individu, il n’y aurait pas besoin de décisions brutales comme celles-ci.

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A propos de Benjamin Rosoor

Fondateur de l'Agence Web Report. Expert en e-réputation. Auteur de l'ouvrage : agir sur l'e-réputation de l'entreprise. ed Eyrolles. Spécialiste des médias sociaux. Formateur, conférencier et consultant e-réputation

One Comment

  1. Marie Algeo 4 juillet 2014 11 h 03 min Reply

    D’ailleurs, avant de penser à mettre en branle la grande machinerie Google, la première chose pour faire supprimer un contenu, c’est d’en discuter avec l’auteur et l’éditeur du dit contenu. La médiation, la discussion, sont des techniques simples et souvent efficaces. Il faut oser aller au contact, quitte à proposer une entrevue ou une discussion par téléphone.

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